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Bienvenue chez moi.
Je vous y montre mes collections diverses, et les poésies et contes que j'aime.
N'hésitez pas à me laisser vos commentaires.
Vous pourrez voir mes collections et broderies déjà publiées sur mon ancien blog ICI

samedi 28 février 2015

Broderie nostalgie


Un marque-page que j'ai brodé d'après une grille trouvée dans le livre " Un brin de nostalgie" des éditions Mango





accompagné de citations trouvées sur le net :


"Où va l'aiguille, le fil suit."




"Piquez l'aiguille et repiquez.
Oubliez vos soucis, continuez.
Inutile de gémir, recommencez.
Ne parlez pas, vous comptez.
Toutes les couleurs utiliserez.
Comme beaucoup vous brodez

Ouvrages pour ceux que vous aimez
Mais aussi que vous garderez.
Plein de projets vous avez.
Toutes les nuits vous en rêvez
Et le lendemain vous réaliserez." 
















jeudi 26 février 2015

Légende hindoue


Un petit tour en Inde aujourd'hui, avec 2 marque-pages






                                City Palace de Jaïpur, Rajasthan






Une vieille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : 

-"Enterrons la divinité de l'homme dans la terre." 

 Mais Brahma répondit : 

-"Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera."

Alors les dieux répliquèrent : 

-"Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans."

Mais Brahma répondit à nouveau : 

-"Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface."

Alors les dieux mineurs conclurent :

-"Nous ne savons pas où la cacher, car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour."

Alors Brahma dit : 

-"Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme. Nous la cacherons au plus profonde de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher."

Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.


Légende hindoue











mardi 24 février 2015

Le secret de la rose



Un marque-page de parfum que m'a envoyé ISABELLE. Il est en plus délicieusement parfumé !







Merci Isabelle !




                 Une rose m'a dit :

Défripant au soleil sa robe de satin
Une rose m'a dit : "Je connais ton destin".
Comme toi je suis née un beau matin d'automne
Et dans le vent du soir, comme toi je frissonne...
Je le sais notre vie approche de sa fin
Alors imite-moi, exhale ton parfum
Et sème autour de toi, sans repos, sans mesure
La joie et le bonheur pour chaque créature !
Tu sais petite soeur, de quoi je veux parler ?
Il est tant d'affligés que tu dois consoler !
Alors il faut AIMER, en toute plénitude,
Et réchauffer tous ceux que mord la solitude...
Vois : ma corolle s'ouvre...On aperçoit mon coeur,

Tu sais bien que c'est lui toujours, le grand vainqueur,
Tous tes frères humains ont besoin de ta flamme,
Donne-leur, sans tarder, le meilleur de ton âme !
L'existence est si brève...Aimons intensément
Sans jamais nous lasser, jusqu'au dernier moment
Non je ne pleure pas ! Ce n'est que la rosée...
Rien n'est triste ici-bas quand l'âme est apaisée.

J'ai regardé la fleur au charme languissant,
Qui se fanait déjà dans le jour finissant...
Un pétale tomba sur la terre glacée,
Mais la rose me dit : "Ne sois pas angoissée !

L'amour, tu le sais bien, est toujours le plus fort,
Souviens-toi du Seigneur : il a vaincu la mort."
Ô dieu qui me conduit à travers toute chose,
Fais que germe en mon coeur la leçon de la rose !


Lucienne Goudé (poétesse française née en 1917)














samedi 21 février 2015

Balade à Concarneau


Mardi et mercredi, après la froideur matinale, il a fait une vrai temps de printemps ! Je suis allée me promener au bord de la mer à Concarneau. J'ai même pu rester un bon moment sur un banc face à la mer.



Les bateaux étaient de sortie








Les oiseaux aussi

Les vrais


et le faux (le cormoran en bronze de Jean Lemonnier)



Le phare de la Croix et la chapelle de la Croix, tous les 2 face à la mer





La ville-close





 son port de plaisance


 et son port de pêche


Mais ce week-end, c'est pluie, vent et grandes marées ! La mer ne sera pas aussi calme et bleue !


Bisous bretons et bon week-end à tous













jeudi 19 février 2015

Gourmandises



Parmi les envois de DANIELLE, il y avait ce marque-page



Un beau marque-page pour moi qui adore le caramel (surtout au beurre salé!), le chocolat, et les livres !


Merci Danielle !







                           Katixa et le cadeau des Laminak



(Les laminak sont des petits génies de la nature de la mythologie basque (l'équivalent des korrigans bretons !) Ils peuvent être mâles ou femelles)

Jamais Katixa n'aurait dû s'aventurer dans le souterrain qui part du château d'Espelette pour s'enfoncer sous le Mondarrain. Tout le monde savait qu'il menait au repère des Laminak. 

Quand, prise de remords, Katixa voulut faire demi-tour, il était trop tard ! Elle était entourée de plusieurs Laminak qui lui dirent : 

-"Tu n'aurais pas dû entrer ici, nous sommes obligées de te garder dans cette grotte."

C'est ainsi que Katixa vécut durant plusieurs mois avec les Laminak sans jamais voir la lumière du jour. Elle était bien traitée et les Laminak lui apprirent beaucoup de choses : filer la laine, fabriquer du pain blanc, faire la lessive, chanter...Bref, tout ce qu'il faut savoir quand on est une jeune fille.

Et puis un jour, les Laminak décidèrent de lui rendre la liberté.

Mais Katixa se trouvait si bien avec elles qu'elle leur demanda de rester. Les Laminak lui dirent que ce n'était pas possible. Et pour qu'elle ne regrette pas de partir, les Laminak lui offrirent de choisir un objet-souvenir dans la grotte. Katixa hésita entre deux jolis pots de terre cuite, un très gros et un tout petit. Elle prit le petit avec son couvercle.

Alors les Laminak lui dirent : 

-"Surtout ne l'ouvre pas avant d'être arrivée dans ta maison, c'est un trésor qu'un marin nous a rapporté de l'autre bout du monde."

Et Katixa retourna au village.

Quand elle fut rentrée à la maison, elle raconta tout à ses parents et lorsqu'elle souleva le couvercle du pot de terre, une odeur délicate envahit la maison. Le pot était rempli de petits bonbons de chocolat.

Il parait que depuis, Katixa ne regrette qu'une chose, c'est de ne pas avoir choisi le gros pot de terre !



Claude Labat (inspiré de la mythologie basque)



















mardi 17 février 2015

Tout ce qui vit autour de nous


Rêvons en attendant les beaux jours






Tout ce qui vit autour de nous


Tout ce qui vit autour de nous,
Sous la douce et fragile lumière,
Herbes frêles, rameaux tendres, roses trémières,
Et l'ombre qui les frôle et le vent qui les noue,
Et les chantants et sautillants oiseaux
Qui follement s'essaiment,
Comme des grappes de joyaux
Dans le soleil,
Tout ce qui vit au beau jardin vermeil,
Ingénument, nous aime;
Et nous,
Nous aimons tout.

Nous adorons le lys que nous voyons grandir
Et les hauts tournesols plus clairs que le Nadir
-Cercles environnés de pétales de flammes-
Brûlent, à travers leur ardeur, nos âmes.
Les fleurs les plus simples, les phlox et les lilas,

Au long des murs, parmi les pariétaires,
Croissent, pour être proches de nos pas;
Et les herbes involontaires,
Dans le gazon où nous avons passé,
Ouvrent les yeux mouillés de leur rosée.

Et nous vivons ainsi avec les fleurs et l'herbe,
Simples et purs, ardents et exaltés,
Perdus dans notre amour, comme dans l'or, les gerbes,
Et fièrement, laissant l'impérieux été
Trouer et traverser de ses pleines clartés
Nos chairs, nos coeurs, et nos deux volontés.


Emile Verhaeren (poète belge 1855-1916)



















samedi 14 février 2015

Château de Kerjean


Quatre marque-pages et quelques-unes de mes  photos de ma visite au château de Kerjean

Le château de Kerjean, sur la commune de Saint Vougay dans le Finistère-nord s’élève au cœur d’un vaste espace naturel de 20 hectares


Vers 1570, à un moment où la Bretagne connaît une prospérité économique sans précédent, les seigneurs de Kerjean, la famille Barbier, entament un gigantesque chantier. Ils édifient, à la place de l’ancien manoir, un château surpassant les plus belles et les plus vastes demeures de la région. À la fois château-forteresse avec ses remparts et symbole de la Renaissance en Bretagne 


En 1618, Louis XIII accorde au domaine le titre de marquisat, à la requête de la famille Barbier

« Ladite maison et Château de Kerjean est de si belle et si magnifique structure qu’il serait digne de notre recueil et séjour si nos affaires nous y appelaient » 
Louis XIII


Des travaux effectués au début du 18e siècle sont suivis par une dégradation et une ruine progressives après 1755 (destruction du pavillon nord-est), aggravée par les déprédations révolutionnaires. 



Préservé à peu près au cours du 19e siècle, le château de Kerjean est acquis par l'état et classé monument historique en 1911. Depuis 1985, le domaine appartient au conseil général du Finistère. La restauration de la demeure seigneuriale a été achevée en 2005
A l’entrée du domaine, le colombier accueille le visiteur et s’impose par sa prestance.



Passés les puissants remparts de Kerjean puis son portail d’honneur, on découvre le grand logis, la chapelle et les arcades du château.




L'arrière du château






Une partie du château reste en ruines

 


Grâce aux 5 salles consacrées aux « Riches Heures de Kerjean », on plonge dans l’histoire de ce lieu et son histoire et on découvre le mobilier breton (armoires, tables, lits-clos)




 



(sources chemins du patrimoine en Finistère et autres sources internet)













jeudi 12 février 2015

Danseuse porte-bijoux


LAURE m'a encore beaucoup gâtée ! Pour mon anniversaire, j'ai reçu un colis renfermant des marque-pages, une carte, un stylo à mon nom, une petite danseuse, et des papillottes de Lyon (de délicieux chocolats, avec une petite citation à l'intérieur de chacun. Je me régale !)



La carte, qu'elle a fabriqué avec un tissu de fée de Cicely Mary Barker. Je ne peux qu'aimer !



Le sylo à mon nom, assorti au marque-page de Sylvie ! (voir ici)



La jolie danseuse, qui est un porte-bijoux







                         Rêverie

Cette nuit
Une petite ballerine libérée de sa boîte
Virevoltait d'étoile en étoile
Chacun de ses sauts soulevait
Une poussière de lumière et du haut de son astre
L'ami Pierrot éternuait
Elle continua sa course vers une petite planète
A peine éclairée d'un réverbère
Elle s'arrêta un instant et contempla sans mot dire
Un petit garçon aux cheveux d'or agenouillé
Au pied d'une magnifique rose protégée par un baobab
Elle perçut un bruit de pas feutrés, effrayée, elle s'enfuit
Elle se retourna pour jeter un dernier regard
Elle aperçut un renard
De sa folle escapade, elle parsema quelques pétales de fleurs
Qui muées en notes de musique jouaient une douce mélodie
La petite ballerine tournait, tournait, tournait.


Laurence Martin (poesie.webnet)




Merci Laure !














mardi 10 février 2015

Pilulier celtique



CHARMILLE m'a envoyé tout un lot de marque-pages et de piluliers, que je vous avais montré ICI

Voici aujourd'hui un de ces pilulier aux motifs celtiques








J'ai choisi un conte breton pour l'accompagner



Merci Charmille !





                             Le moine qui marche sur l'eau


Trois ou quatre fois l'an, quand la lune est bien haute dans le ciel, on voit un moine sortir de la vieille abbaye du Guildo, dans les côtes d'Armor, descendre très rapidement le petit bois et les roches qui sont au-dessous, et traverser le bras de mer en marchant sur les eaux; arrivé sur l'autre rive, il disparaît auprès des pierres sonnantes situées au-dessous du bois de Val. 

Plusieurs personnes, pensant que c'était une âme en peine qui avait besoin de prières et ne pouvait les demander - car les revenants ne peuvent parler les premiers - l'ont attendu et lui ont adressé la parole; mais le moine baisse encore un peu plus son capuchon et marche plus vite.

 Bien des gens croient que ce moine fut de son vivant un suppôt de Satan, et qu'il lui faut accomplir une pénitence, et aller chez le diable. Car si les pierres sonnantes, derrière lesquelles il disparaît, rendent un son argentin quand on les frappe, c'est qu'elles ferment l'entrée du trésor de Satan. 

Plusieurs ont songé à aller creuser dessous, mais dès que quelqu'un a formé un pareil projet, il lui arrive malheur. Un jeune homme qui avait résolu d'aller aux roches sonnantes, et qui avait dit qu'il guetterait le moine, devint aveugle deux jours avant le soir qu'il avait fixé pour attendre le moine.

Bien que celui-ci marche sur les eaux sans y enfoncer, on voit, quand la mer est retirée après son voyage, la trace de deux grands pieds nus sur la vase.


Conte traditionnel breton  (livre "trompette des fées" de Gérard Lomenec'h)