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Bienvenue chez moi.
Je vous y montre mes collections diverses, et les poésies et contes que j'aime.
N'hésitez pas à me laisser vos commentaires.
Vous pourrez voir mes collections et broderies déjà publiées sur mon ancien blog ICI

vendredi 26 février 2016

Plateau parfumé


J'ai brodé ce flacon de parfum de roses, sur une toile murano couleur lin

d'après une grille que j'avais trouvé il y a longtemps déjà chez Baboubidouilles.eklablog.com, (mais elle a du fermer son blog, je ne le retrouve plus pour mettre le lien)  



Je l'ai monté dans un petit plateau vitré (17cm/17 cm) assorti à la toile



Vous le voyez ici à notre salon




Et je l'ai mis en déco dans ma salle de bain avec quelques miniatures






De ces endroits au parfum des roses


Il y a de ces endroits où l'on se pose
Dans la fraîcheur des petits matins roses,
De ces matins tendresse tout en prose
Des parfums, de la musique et puis des roses.

Un vieux banc délaissé, bleu lavande
Sous la tonnelle qui un peu se penche,
A l'ombre douce d'un lierre vierge,
Pour se faire des retours en arrière.

Il y a de ces endroits où l'on se pose
Dans la douceur des soirées où l'on cause,
Du temps qui nous invite à la pause
Quand c'est la mémoire qui frissonne.

Un vieux banc délaissé, bleu lavande
Sous la tonnelle qui un peu se penche,
Et qui espère en secret et qui s'offre
A nos regards, nous invite à la pause.

Il y a de ces endroits où l'on se pose
Dans la douceur des soirées d'automne,
Les regards d'allégresse qui se perdent
Au fin fond de nos jeunesses qui se traînent.

Il y a de ces endroits où l'on se pose
Dans la fraîcheur des petits matins roses,
De ces matins tendresse tout en prose
Des parfums, de la musique et puis des roses.

Et puis, et puis...
Des parfums, de la musique et puis des roses



Catherine Laurent (poesie.webnet)    















mardi 23 février 2016

Les dryades



Je vous montre aujourd'hui mon marque-pages "Dryade" de Pascal Moguérou

Les dryades sont des nymphes protectrices des arbres et des forêts, liées aux arbres en général, et aux chênes en particulier. 


verso
recto





                                            

























                                                Les mères



Il est des lieux, des endroits où la magie règne de façon naturelle. Ce sont les vastes et profondes  forêts qui ont vu pousser et grandir les très grands vénérables : de vieux chênes majestueux dont la cime se perd à plus de quarante mètres de haut. L'homme n'y met que très rarement les pieds, tant l'endroit peut paraître oppressant, voir sinistre. Quand on y pénètre, l'air semble suspendu, le silence qui règne sur cette pénombre laisse peu de place au chant des oiseaux.

C'est le royaume des dryades, les mères élémentaires, protectrices de la flore et de la faune sauvage. Elles règnent depuis toujours et leur pouvoir est sans limites; elles lèveront un vent froid qui soufflera entre les arbres, glaçant les os des plus aguerris, elles feront grossir les ruisseaux en flots tempétueux pour décourager tout passage à gué; elles appelleront les animaux pour en faire une armée de redoutables sentinelles. Elles vivent dans une torpeur bienheureuse qu'elles ne supportent pas de voir troubler. 

Elles apparaissent parfois aux coeurs purs, quand les rayons du soleil jouent avec les ombres sur l'écorce des arbres; formes diffuses à peine estompées, surgissant entre les racines des très vieux arbres au coeur desquels elles rêvent une existence sans fin.

Les fées, comme tous les êtres féeriques, les vénèrent, car leur présence seule assure la tranquillité de tous.



Livre "L'heure des fées" de Pascal Moguérou















samedi 20 février 2016

Conte tibétain (2)



Voici la suite des marque-pages et conte tibétains. (Vous pouvez relire le début ICI)



 

















                    









                                  Les deux amis (suite)


...Quelques jours avant le retour de son ami, Paljor se rendit dans un village voisin en compagnie des enfants et les confia à sa cousine.

Dès son arrivée, Sonam voulut récupérer sa progéniture.

-"J'ai une très mauvaise nouvelle à t'annoncer," lui dit Paljor avec gravité. "Peu de temps après ton départ, j'ai eu la stupeur de constater que tes enfants s'étaient métamorphosés en singes."

"Ce n'est pas possible !" s'écria Sonam.

-"C'est hélas la réalité. Tu vas pouvoir le constater par toi-même en les appelant."

-"Gelek ! Gawa !" cria le père.

Les deux singes apparurent aussitôt. Paljor tendit un petit balai à chacun et ils se mirent à balayer.

-"Tes fils sont très obéissants," dit-il d'un air désinvolte.

-"Lhamo !" appela ensuite le père, la voix chargée d'angoisse.

La guenon les rejoignit.

-"Amènes-nous du djia tu," ordonna Paljor.

La guenon obéit. Le père était blême, au bord de la syncope. Il but son djia tu et reprit ses esprits.

-"J'ai laissé des enfants et je retrouve des singes : quelle affreuse surprise !" dit-il tristement.

-"La mienne le fut aussi, quand j'ai appris que mes pièces d'or s'étaient transformées en sable," répliqua Paljor.

Sonam comprit aussitôt le sens des paroles de son ami. Il prit congé et rentra chez lui. Il déterra le coffre enfoui dans sa cave et rendit son or à Paljor. Ce dernier le conduisit alors chez sa cousine pour lui permettre de récupérer ses trois enfants.

Sonam et Paljor continuèrent de se fréquenter. Et comme aucun des deux ne tentait plus de tromper l'autre, leur amitié put perdurer.  


 (Livre "Dix contes du Tibet" de Jean Muzi)














jeudi 18 février 2016

Conte tibétain (1)


Aujourd'hui je vous présente quelques marque-pages tibétains, et comme le conte qui les accompagne est long, je le publierai en 2 fois.

 

tissus tibétains



                                    Les deux amis


Sonam et Paljor vivaient dans une bourgade du Tibet central. Ils étaient amis depuis l'enfance, s'estimaient, se respectaient et se rendaient souvent service. Sonam était veuf et élevait seul sa fille et ses deux garçons. Paljor était marié mais n'avait pas d'enfant.

Un jour, ce dernier décida de partir en voyage avec sa femme. Avant son départ, il confia à son ami une jarre remplie de pièces d'or.


-"Elle contient toutes mes économies et je crains qu'en mon absence on ne vienne me la voler," dit-il. "Garde-la jusqu'à mon retour."

Le lendemain, Sonam ouvrit la jarre. Après l'avoir vidée de son contenu, il la remplit de sable.

-"Paljor a bien moins besoin de cet or que moi qui ai la charge de trois enfants," se dit-il pour justifier son geste. Et il mit les pièces dans un coffre qu'il enterra dans la cave de sa maison.

A son retour, Paljor récupéra sa jarre. Une fois chez lui, il voulut vérifier le contenu et s'aperçut que les pièces d'or avaient disparu. Il retourna chez Sonam.

-"Où sont passées mes économies ?" lui demanda-t-il.


Sonam fit mine d'être surpris.

-"Je ne comprends pas pourquoi tu me poses cette question."


-"Je t'ai confié une jarre pleine d'or et elle ne contient plus que du sable."

-"Je n'y suis pour rien," prétendit Sonam. "Il arrive parfois que l'or se transforme en sable."

-"C'est la première fois que j'entends une chose pareille," dit Paljor avant de rentrer chez lui.

Il n'était pas dupe. Mais que pouvait-il faire, à part réfléchir au moyen de récupérer son or ? 

Quelques semaines plus tard, Sonam lui rendit visite et l'informa qu'il devait à son tour partir en voyage.

-"Je vais m'absenter six mois pour mes affaires et je voudrais te confier mes trois enfants. Bien entendu, je te rembourserai tout ce que tu auras dépensé pour eux."

Paljor, qui voyait là l'occasion d'obliger son ami à lui restituer son or, accepta sans même avoir pris le temps de consulter son épouse.

-"Nous veillerons sur eux, ma femme et moi, comme s'il s'agissait de nos propres enfants," dit-il.


-"Merci, je savais que tu étais un ami sur lequel je pouvais compter."

Après le départ de Sonam, Paljor se rendit au marché. Il acheta deux petits singes et une jeune guenon. Il leur donna les mêmes noms que les enfants de son ami et entreprit aussitôt de les dresser. Il apprit à la guenon à servir le thé au beurre, le djia tu, et aux deux singes à balayer, tandis que sa femme prenait soin des trois enfants.


 ...A suivre

(livre dix contes du tibet de Jean Muzi)














samedi 13 février 2016

Boite à boutons


 Voici un ouvrage que j'avais brodé pour notre salon, sur une toile de lin écrue, pour le thème mode-rétro (d'après une grille de "des histoires à broder")



Je l'ai ensuite monté sur une boite, pour ranger des boutons et des affaires de couture




J'en profite pour vous montrer une carte que Danielle (elle n'a plus de blog) m'a fabriquée, très originale avec ses boutons cousus !
Comme vient de me le signaler Danielle, car je ne l'avais pas remarqué, l'ayant ouverte horizontalement, ça a la forme d'un 1/2 sapin!
Je l'ai remise dans le bon sens ! 



   La petite couturière
 
La voilà donc tirant son fil,
Assise devant la croisée !
Délicieuse de profil,
La voilà donc tirant son fil.
Aux rayons d'un soleil d'avril,
La vitre miroite irisée.
La voilà donc tirant son fil,
Assise devant la croisée.
 
Ses doigts rompus aux longs fuseaux
Coudraient une journée entière.
Ils sont vifs comme des oiseaux
Ses doigts rompus aux longs fuseaux.
Comme ils manoeuvrent les ciseaux
Qui pendent sur sa devantière !
Ses doigts rompus aux longs fuseaux
Coudraient une journée entière.
 
Elle sait couper un gilet
Dans une vieille redingote,
Et ravauder un mantelet.
Elle sait couper un gilet.
Pour la boutonnière et l'ourlet,
Que de tailleurs elle dégote !
Elle sait couper un gilet
Dans une vieille redingote !
 
Elle coud du vieux et du neuf,
Elle repasse et rapiécette,
Draps de coton et draps d'Elbeuf,
Elle coud du vieux et du neuf.
Comme elle fait courir son oeuf
De bois peint dans une chaussette !
Elle coud du vieux et du neuf,
Elle repasse et rapiécette !
 
 
Maurice Rollinat (1846-1903)














 

jeudi 11 février 2016

Chausson de danse




J'ai reçu de LAURE pour mon anniversaire une jolie carte qu'elle a fabriquée



et connaissant mon amour de la danse classique, un porte-clés avec un chausson de danse. 

 





Merci Laure !



Pour en avoir porté, je peux vous dire que cette pointe en porte-clés est très ressemblante aux vraies !



"Ce qui donne aux danseuses la légèreté des oiseaux, c'est le travail, répété, quotidien, avec les chaussons de pointe."
(livre "danse à l'opéra" de Stéphane Ruet)





"Voulant toucher le ciel, elle se hissa sur ses pointes."
Théophile Gautier




"La danse est un poème dont chaque mouvement est un mot."
Philippe Colas


Bonne journée























mardi 9 février 2016

Dentelle de fleurs



Pour mon anniversaire, j'ai reçu de ma marraine et de mon oncle cette jolie carte en dentelle de Bruges




Je vous fais un petit coucou à tous les deux et vous offre ces quelques fleurs pour vous remercier
 

  Merci !




    Chanson des fleurs


Vous ma belle rose pompon, 
Entrez s'il vous plaît dans ce rond,
De vos attraits montrez-vous fière,
Embellissez notre parterre.
Revenez, revenez donc,
Fleurs de la belle saison !

Et vous monseigneur le muguet,
Qui faites si bien le coquet,
Saluez la rose en cadence,
Rose faites la révérence.
Revenez, revenez donc,

Fleurs de la belle saison !

Vous modeste et gentille fleur,
Dont chacun vante la candeur,
Portez, violette ma mie
Vos doux parfums à la prairie. 
Revenez, revenez donc,
Fleurs de la belle saison !

Et vous monsieur le dahlia
Avec vos habits de gala,
Entrez aussi dans cette ronde,
La porte s'ouvre à tout le monde.
Revenez, revenez donc,

Fleurs de la belle saison !

Et vous petit prince jasmin,
Allez faire un tour au jardin, 
Vos frais berceaux vous rappellent,
Grimpez autour de la tonnelle. 
Revenez, revenez donc, 
Fleurs de la belle saison !